Eh oui, chercher un logement quand on a un chien au Québec relève souvent du vrai défi ! Dénicher un appartement acceptant les chiens au Québec pour nos compagnons à quatre pattes s’apparente parfois à une mission impossible… C’est encore plus vrai si vous avez un chien de 50 livres et plus !
Découvrez dans cet article des astuces et des solutions pour enfin trouver un logement au Québec qui accepte les animaux.
Le cadre légal des animaux en location au Québec
Au Québec, force est de constater que le Code civil ne dit rien sur les animaux en location. Cette absence de loi laisse place aux clauses du bail et aux règlements de l’immeuble.
Au Québec, vous trouvez donc de nombreuses limitations sur les chiens dans les baux de location :
- Interdiction pure et simple : Certains baux interdisent purement et simplement les animaux, quel que soit leur type ou leur taille. D’autres interdisent les chiens et acceptent les chats.
- Restrictions de taille et de poids : Les propriétaires peuvent limiter la taille ou le poids des animaux acceptés dans le logement.
- Interdiction de certaines races : Il arrive que certaines races de chiens parfois perçues comme potentiellement dangereuses soient interdites dans l’immeuble.
- Nombre limité d’animaux : Le bail peut notamment fixer un nombre maximal d’animaux par logement afin d’éviter les problèmes de cohabitation. 1 est fréquent, 2 (petits chiens) reste courant.
- Exigences bien précises : Les propriétaires peuvent aussi exiger certaines choses comme tenir systématiquement les animaux en laisse dans les parties communes, les exclure à certains étages ou l’obligation de les porter dans l’ascenseur.
Dénicher un logement compatible avec son chien
Les plateformes spécialisées : une piste à explorer
Dans votre quête d’un logement qui accepte les chiens au Québec, les plateformes de location deviennent de précieux alliés pour filtrer les offres et consulter uniquement celles qui précisent l’acceptation des animaux.
Pour ce faire :
- Filtrer par « animaux acceptés » : pensez à activer les filtres de recherche pour afficher seulement les annonces où c’est explicitement indiqué que les animaux sont les bienvenus.
- Élargir la zone de recherche : évitez de vous cantonner à un seul quartier ou une seule ville; envisagez plutôt d’élargir votre recherche aux environs pour multiplier vos possibilités.
- Rechercher des types de logements spécifiques : les maisons de ville ou maisons individuelles offrent généralement plus de flexibilité que les appartements en copropriété. C’est une réalité qu’on observe souvent.
- Utiliser des mots-clés pertinents : glissez des termes comme « chien bienvenu », « maison pet-friendly » ou « espace canin » dans vos recherches.
- Contacter directement les propriétaires : même si une annonce ne mentionne pas explicitement les animaux, n’hésitez surtout pas à contacter le propriétaire pour aborder franchement votre situation et celle de votre chien.
Les groupes Facebook et les réseaux communautaires locaux sont d’autres ressources pour dénicher un logement qui accepte les animaux.
En utilisant ces critères, vous augmentez les chances de trouver le logement idéal pour vous et votre compagnon canin.
Lisez bien l’offre. Ne vous contentez pas d’un filtre qui dit que le propriétaire accepte les animaux. Je vois souvent des annonces qui disent, dans les détails, refuser les chiens et accepter les chats, ou qui n’acceptent que les chiens de moins de 20 livres.
Comment aborder la négociation avec les propriétaires ?
Voilà un aspect important : faire de votre animal un atout, ou au moins, montrer qu’il n’est pas un problème ! L’enjeu ? Mettre systématiquement en avant son éducation et son bon comportement pour rassurer le propriétaire et dédramatiser son éventuelle présence d’un chien dans son logement.
Références et garanties sont importantes pour rassurer les propriétaires qui sont un peu réticents. Il s’agira de prouver votre fiabilité en fournissant les pièces requises tout en démontrant que vous êtes un locataire fiable avec votre animal.
Les défis spécifiques aux propriétaires de chiens
Premier défi : Barrières liées à la race et la taille
La discrimination envers certaines races de chiens reste une réalité tenace. Hélas, les préjugés complexifient l’accès au logement locatif pour les propriétaires de chiens considérés comme « dangereux » force est de constater.
Quand on possède un grand chien en ville, des solutions existent bel et bien ! On peut prioriser des logements adaptés aux spécificités canines et aux contraintes d’espace. Concrètement, une maison dotée d’un espace extérieur reste la meilleure chance de bien vivre avec son chien.
Osez également ! Si l’annonce restreint les chiens à un poids trop bas pour votre chien, demandez s’il est possible de faire une exception. Une race de chien que les personnes jugent gentille (oui, beaucoup de gens croient qu’il y a des races de chiens gentils et de chiens méchants…) pourrait être acceptée malgré un poids élevé.
Deuxième enjeu : Maintenir de bonnes relations de voisinage
L‘éducation canine devient importante pour prévenir les tensions avec les voisins. Tout propriétaire soucieux doit tout mettre en œuvre pour que son chien s’adapte harmonieusement à la copropriété en maîtrisant les nuisances sonores et les problèmes liés à la propreté.
Il est vital de bien gérer les espaces communs et de respecter les règles de la copropriété. Ainsi, il vaut mieux connaître les obligations de circulation dans les parties communes.
Si je prends l’exemple de mon condo, la plupart des maîtres ne respectent pas l’obligation de porter leurs chiens dans les espaces communs. Ce n’est pas très grave et peu de personnes semblent être gênées. En revanche, les quelques chiens qui hurlent dès que leur propriétaire est absent ou les multiples déjections canines non ramassées à l’entrée du bâtiment pourraient entraîner un durcissement des règles, voire un refus des chiens dans les logements.
Troisième aspect : Aménager son espace de vie
Des solutions existent même pour les petits appartements. On peut tout à fait optimiser l’espace pour le chien même y compris dans un appartement qui n’est pas immense grâce à un soupçon d’imagination.
La prévention des dégâts reste incontournable. Il faut choisir des matériaux résistants et sécuriser votre domicile tout en assurant le confort de votre animal.
Si votre chien est destructeur, préférez acheter vos meubles d’occasion et louer un appartement non meublé, plutôt que de louer un condo meublé. Envisagez aussi de le laisser que dans une partie de l’appartement quand vous sortez.
Préparer un dossier convaincant pour son animal
Le « CV canin » : point important à considérer
Pour constituer un dossier vraiment solide pour votre compagnon, n’oubliez surtout pas d’y inclure un « CV canin » soigné.
Informez le propriétaire sur la taille, le poids et la race de votre chien. S’il est calme ou qu’il est âgé et passe sa vie à dormir, dites-le.
Une photo du chien peut aussi rassurer sur son physique. Encore une fois, l’idée semble probablement stupide pour tous ceux qui connaissent les chiens. Mais n’oubliez pas qu’un propriétaire qui les refuse n’est probablement pas dans cette situation.
Assurances et garanties locatives
Souscrire une assurance responsabilité civile avec une couverture élargie se révèle une bonne idée avec un chien. Elle peut contribuer à rassurer les propriétaires.
N’hésitez pas à négocier le dépôt de garantie et certaines clauses particulières avec le propriétaire, puisqu’il s’agit de trouver un équilibre pour que le propriétaire soit protégé sans alourdir excessivement vos dépenses.
Les recours en cas de litige ou de difficulté
Démarches auprès du TAL
Vous pensez qu’une clause de votre bail vous semble abusive ? N’hésitez pas à la contester. Il existe des recours juridiques pour faire valoir vos droits en tant que locataire avec un animal de compagnie. Informez-vous sans tarder.
Médiation et solutions amiables
Certaines associations de protection animale peuvent vous donner un coup de pouce dans vos négociations avec votre propriétaire ou pour trouver un logement. Elles offrent une solution alternative au conflit juridique et facilitent le dialogue.
Anticiper les risques de résiliation
Vous voulez conserver votre logement ? Alors, soyez proactif et locataire modèle ! Prenez toutes les mesures nécessaires pour éviter les situations conflictuelles et montrez à votre propriétaire qu’un animal est un locataire modèle au quotidien dans votre maison ou votre appartement.
Il est important de gérer les avertissements et de régulariser les situations à risque. Maintenez de bonnes relations avec votre propriétaire. Réagissez rapidement aux plaintes et cherchez des terrains d’entente. Si la situation devient vraiment intenable, tentez de trouver un nouvel appartement !
FAQ sur la location de logement quand on a un chien au Québec
Quelles races de chiens sont le plus souvent interdites ?
Au Québec, certaines races de chiens sont plus souvent visées par des restrictions en matière de logement. Les chiens de type terrier et molossoïde, comme l’American Pit Bull Terrier, l’American Staffordshire Terrier, le Staffordshire Bull Terrier et le dogue argentin, sont fréquemment ciblés.
Quand on émigre au Québec avec un chien de cette race, la vie peut devenir compliquée…
Comment prouver qu’un chien n’est pas dangereux ?
Il n’existe pas de méthode infaillible pour prouver qu’un chien est totalement inoffensif. Toutefois, certains éléments peuvent contribuer à rassurer les propriétaires et les autorités compétentes. L’évaluation comportementale réalisée par un vétérinaire agréé est un atout, car elle permet de déterminer le niveau de dangerosité du chien. L’attestation d’aptitude du propriétaire, obtenue après une formation sur l’éducation canine et la prévention des accidents, est également un élément important.
Au-delà de ces obligations légales, l’éducation du chien, son comportement général (calme, équilibré, non agressif) et son environnement de vie (stable et aimant) sont des facteurs clés. Une assurance responsabilité civile peut aussi garantir la prise en charge des dommages causés par le chien à des tiers. Tous ces éléments combinés peuvent réduire considérablement les risques et rassurer les personnes concernées. C’est un travail d’équipe!
Existe-t-il des assurances spécifiques pour les chiens catégorisés dangereux ?
Au Québec, il n’existe pas d’assurances « spécifiques » pour les chiens catégorisés dangereux. Cependant, les polices d’assurance habitation prennent en compte le risque que représente un chien considéré comme tel. Les assureurs se basent sur des statistiques de morsures et d’incidents pour évaluer ce risque et certaines races sont souvent perçues comme plus dangereuses.
Il est obligatoire de déclarer la possession d’un chien à son assureur, surtout s’il est d’une race considérée comme dangereuse. Ne pas le faire peut entraîner le refus d’une réclamation en cas d’incident. Si un assureur refuse d’assurer l’habitation en raison du chien, il est conseillé de faire appel à un courtier d’assurance indépendant spécialisé dans les assurances non standard. Mieux vaut prévenir que guérir!
Comment gérer les aboiements excessifs d’un chien en appartement ?
Pour gérer les aboiements excessifs d’un chien en appartement, il est essentiel d’en identifier les causes. Les chiens peuvent aboyer pour attirer l’attention, signaler une présence, par excitation, par peur, par ennui, en raison de l’absence du maître, ou à cause de troubles du comportement. Une fois la cause identifiée, plusieurs stratégies peuvent être mises en œuvre.
Il est important d’utiliser un ordre clair pour faire taire le chien et de le récompenser lorsqu’il cesse d’aboyer. Éloigner le chien de la source de ses aboiements, le distraire avec une activité alternative ou lui assurer une activité physique suffisante peuvent également être efficaces.

Auteur : DENIS
Amoureux du Québec depuis un premier voyage, j’en suis devenu résident permanent et habite dans la Capitale Nationale depuis 2023.